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Wednesday 08.09.2010

L’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne présente «Types We Can Make» au MIT Museum/Compton Gallery. Cette exposition imaginée par l’ECAL en collaboration avec le Consulat de Suisse/swissnex Boston et le MIT Museum/Massachussets Institute of Technology offre une sélection de typographies contemporaines suisses. 

A l’occasion de cet événement, l’ECAL publie un livre de 150 pages.

Par le biais de cette exposition à la Compton Gallery du MIT Museum, produite avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT), le Consulat général de Suisse et Swissnex à Boston, l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne est fière de confronter la tradition suisse à une approche irréverencieuse plus contemporaine. Les deux d’ailleurs s’inscrivent parfaitement dans la ligne de ce qui a été fait à l’ECAL depuis l’arrivée en 1995 de Pierre Keller en tant que directeur. Notamment grâce à l’Unité de design graphique dirigée jusqu’en 2009 par François Rappo (présent dans l’exposition avec diverses fontes) et aujourd’hui responsable avec Pierre Fantys du Master in Art Direction lancé à l’automne dernier.

Cette exposition reflète totalement la politique instaurée dans cette école. On y trouve ainsi tout ce qui a permis d’hisser cette institution dans le club très select des dix meilleures écoles d’art et de design du monde. A commencer par la présence d’intervenants et professeurs de renommée internationale tels que Ludovic Balland, Cornel Windlin, Jonas Voegeli, NORM (Dimitri Bruni et Manuel Krebs). Des personnalités qui ont su dispenser leur savoir-faire tant en matière de Corporate Identity (fonte, logo, affiche…) que de design de caractères. L’apprentissage de la courbe qui va droit au but! 

On y trouve également les travaux d’un grand nombre d’anciens étudiants qui ont pu expérimenter par eux-mêmes ou avec le concours de l’ECAL les différents champs de l’art typographique et les nombreuses applications qui en découlent. Qu’il s’agisse de la création pure de fontes comme celles d’Aurèle Sack, Nicolas Eigenheer, Philippe Desarzens, Mathieu Cortat, Emmanuel Rey, Jeremy Schorderet ou Ian Party. Du lancement d’un magazine tel que Sang Bleu par Maxime Büchi dont les qualités sont louées aux quatre coins du globe. D’un travail de recherche par David Keshavjee et Julien Tavelli mis en application dans l’ouvrage Typeface as program édité par JRP/Ringier et l’ECAL. De monographies d’artistes, de revues et magazines, voire même de logos comme celui réalisé pour RocNation du célèbre rappeur américain Jay-Z, par Gilles Gavillet et David Rust. De projets de scripting qui confinent au design interactif comme ceux initiés par Jürg Lehni et Alex Rich. De travaux de direction artistique par FAGETA composé d'Adeline Mollard et Philippe Egger pour Gestalten Verlag, d’Annina Mettler pour Das Magazin ou encore de Marie Lusa pour Migros Museum für Gegenwartskunst à Zurich. Sans oublier des affiches illustrées par Körner Union (formé de Guy Meldem, Tarik Hayward, Sami Benhadj) et Tatiana Rihs.

La scénographie réalisée par Alexis Georgacopoulos, responsable du Master en design de produit, met en lumière les typographies grâce à des affiches au format mondial (F4), qui est celui utilisé dans les rues en Suisse. Elles sont directement imprimées sur du carton «nid d’abeilles», un matériau rigide, léger et respectueux de l’environnement. 

Cette sélection opérée par François Rappo, Alexis Georgacopoulos et Pierre Keller, témoigne de la large palette graphique (!) et typographique que possèdent les anciens écaliens. Grâce à cette génération dorée, l’excellence helvétique en la matière a encore de beaux jours devant elle et nul doute que la typographie suisse continuera à s’écrire longtemps en lettres capitales!


Types We Can Make, MIT Museum Compton Gallery 3872

Photo repro ECAL/Nicolas Genta