écal

Mandat, ECAL 2016

en MASTER OF ADVANCED STUDIES DESIGN FOR LUXURY AND CRAFTSMANSHIP

Professeur(s): Formafantasma


L’Art des Mécaniques Célestes

A l’occasion de la 3e année de partenariat entre Vacheron Constantin et l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne, les 16 étudiants du Master of Advanced Studies in Design for Luxury & Craftsmanship ont travaillé sur le thème de l’astronomie et de la lecture du temps, et plus particulièrement sur celui des Mécaniques Célestes.

Les étudiants avaient pour mission de s’inspirer et de revisiter de manière conceptuelle et contemporaine trois outils ancestraux ayant pour point commun la relation entre la Terre et le Soleil (la sphère armillaire, l’astrolabe et l’anneau astronomique).  

Afin de leur permettre d’appréhender au mieux la Maison Vacheron Constantin et l’univers des Mécaniques Célestes, les étudiants ont été reçus au siège de la Manufacture pour une introduction d’une semaine, puis au Musée d’Histoire des sciences de Genève pour une visite « sur-mesure ».

Forts de ces inspirations et de leurs nombreuses recherches, ils se sont penchés sur les différentes manières de représenter le temps: donner l’heure grâce au soleil, illustrer la position des étoiles dans le ciel ou encore identifier les heures du lever et coucher du soleil à partir d’une date et d’un lieu précis.

Tout au long du développement, les étudiants ont travaillé en équipes pluriculturelles. Ils ont été accompagnés et guidés par les équipes de l’ECAL, de Vacheron Constantin et par les fameux designers italiens du Studio Formafantasma (Simone Farresin et Andrea Trimarchi).

De cette aventure sont nés six objets différents mais ayant pour point commun le défi technique, la créativité et souci de l’excellence.


L’EMPREINTE DU TEMPS

Les rayons du soleil frappent la loupe et laissent des traces sur le papier thermosensible

Fascinés par le point lumineux de l’anneau astronomique indiquant l’heure grâce au soleil, nous avons souhaité créer un objet permettant de glorifier cette lumière naturelle et l’énergie qu’elle dégage. Le phénomène de concentration de la lumière avec une loupe a tout de suite été une source d’inspiration. Le point lumineux devient si chaud qu’il brûle la matière sur lequel il se heurte, laissant une trace de son passage. Les anneaux de papier deviennent ainsi des témoins des jours qui passent, ils conservent les empreintes des jours ensoleillés et le blanc intact des jours nuageux.

Maud Laurent (France)

Jiwon Choi (Corée du Sud)

Naoto Suzuki (Japon)


GE462615

La plaque gravée illustre le mouvement des étoiles en temps réel tandis que le son est issu des ondes émises par ces mêmes étoiles

Cette installation visuelle et sonore inspirée par la sphère armillaire est un lien direct avec le ciel et l’infini. Il invite à une nouvelle lecture du temps qui s’attache au positionnement des constellations zodiacales, au temps sidéral qui rompt avec le système temporel terrestre. La plaque gravée indique la position des étoiles dans le ciel en temps réel pour un lieu donné (Genève) et fait un tour complet toutes les 23,56 heures, ce qui correspond au temps que met la Terre pour tourner autour d’elle-même (jour sidéral). Avec l’aide de l’astrophysicienne française Sylvie Vauclair et du musicien-compositeur Claude-Samuel Lévine, l’installation est accompagnée d’un son obtenu grâce aux ondes émises par les étoiles visibles. Une fois compilées et transformées, ces ondes créent une symphonie venue directement de l’espace.

Jenna Kaes (France)

Renaud Meunier (Belgique)

Weiji Wang (Chine)


HORIZON

Une lumière artificielle représentant le soleil peut être déplacée autour d’un anneau gradué afin d’indiquer les heures de coucher et de lever du soleil à une date et un lieu donnés

Ce projet basé sur la sphère armillaire a pour but de réinterpréter cet instrument antique et d’indiquer les heures de lever et de coucher du soleil tout au long de l'année. Au Moyen-Âge, les gens pensaient que la Terre était plate, au centre de l’univers et que le soleil se déplaçait autour d’elle. Nous sommes partis de cette croyance pour faire de l’horizon un disque plat sur lequel nous avons ajouté un cadran solaire. Ce dernier permet une contemplation de la lumière se déplaçant doucement tout au long de la journée afin de rendre l’objet simple et particulièrement compréhensible.

Clément Beaugé (France)

Jungyou Choi (Corée du Sud)


AUBE ET CREPUSCULE

Un système mécanique permet d’indiquer les heures de coucher et de lever du soleil à une date et un lieu donnés, tandis qu’un point scintillant représentant le soleil donne l’heure en temps réel

Formellement situé entre le cadran d’une montre et l’astrolabe, notre concept est composé de deux mécanismes : le premier, mû par un moteur, donne l’heure en temps réel par le biais d’un point réalisé en laiton poli représentant la course du soleil.  Le second est un mécanisme manuel qui illustre visuellement la nuit grâce à un jeu de découpes en métal qui obscurcissent le cadran. Ces deux pièces se superposent ou s’éloignent en fonction de la période de l’année. En hiver, les nuits étant plus longues, le cadran est largement recouvert, tandis que durant la période estivale, l est

un indice de la position dlongues, le cadran est largement recouvert, tandis qu'  est également un indice de la position d’écran n’est que peu obscurci. Grâce à ce mécanisme simple, il est ainsi possible d’indiquer l’heure à laquelle le soleil se lève et se couche d’une manière très visuelle et didactique.

Martin Bolo (France)

Hyewon Lim (Corée du Sud)

Bongon Koo (Corée du Sud)


LA DANSE DES ETOILES

Le disque en verre sur lequel est gravée une carte des étoiles permet de donner la position précise des constellations à une date donnée

En partant des différentes informations données par l’astrolabe nous nous sommes concentrées sur l’indication des étoiles dans le ciel. Nous voulions déconstruire cet objet traditionnellement en métal afin de lui conférer une certaine légèreté et rappeler ainsi la voûte céleste. Un panneau de soie représentant le ciel est suspendu au portant. Ce dernier est maintenu au sol par une roche, métaphore du monde terrestre et de la gravité. En coulissant le cercle des étoiles sur lequel sont inscrits les mois, il est possible de faire concorder la date choisie avec l’heure durant laquelle on souhaite observer les étoiles. Par effet de superposition de couches, les étoiles gravées sur le cercle en verre se révèlent sur la pièce de soie partiellement teintée en bleu.

Clarisse Mordret (France)

Einat Kirschner (Israel)


EQUILIBRIUM

Une pierre gravée, représentant une ville, sert de contrepoids pour créer la position précise de la latitude sur le mécanisme et permet ainsi de lire l’heure précise à l’aide des rayons du soleil

Nous sommes partis de l’archétype d’une horloge à pendule qui fonctionne grâce à des pierres en guise de contrepoids pour équilibrer le mécanisme. A partir de cette référence, nous avons souhaité réinterpréter l'anneau astronomique dans une version plus poétique et ainsi donner l'heure grâce à un élément naturel : la pierre. Ce poids, fixé sur l’extrémité de l’installation permet de créer l’angle précis (la latitude) sur le mécanisme. Après avoir réglé le jour et le mois sur un tube gradué, il est alors possible de lire l’heure grâce aux rayons du soleil.

Pauline Masson (France)

Hyunjee Jung (Corée du Sud)

Takahiro Yamamoto (Japon)


Responsable

Nicolas Le Moigne


Assistants 

Ulysse Martel

Stefano Panterotto

Miloš Ristin


Graphic & Type designer

Vincent Sauvaire


L’EMPREINTE DU TEMPS by ECAL/Maud Laurent, Jiwon Choi, Naoto Suzuki 

Image ECAL/Younès Klouche

GE462615 by ECAL/Jenna Kaes, Renaud Meunier, Weiji Wang

Image ECAL/Younès Klouche


HORIZON by ECAL/Clément Beaugé, Jungyou Choi

Image ECAL/Younès Klouche 


AUBE ET CREPUSCULE by ECAL/Martin Bolo, Hyewon Lim, Bongon Koo

Image ECAL/Younès Klouche


LA DANSE DES ETOILES by ECAL/Clarisse Mordret, Einat Kirschner

Image ECAL/Younès Klouche 


EQUILIBRIUM by ECAL/Pauline Masson, Hyunjee Jung, Takahiro Yamamoto

Image ECAL/Younès Klouche 


Exposition des pièces durant le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), janvier 2017
Image ECAL/Younès Klouche